Grayscale affirme que Aave pourrait devenir grand public, en mettant en avant son modèle de prêt décentralisé sans intermédiaires.
La Banque du Canada constate que Aave affiche des marges plus faibles en raison de coûts réduits, mais signale des risques liés au trading avec levier.
Les problèmes de gouvernance et les liquidations persistent, bien que les mises à niveau et les projets d’ETF indiquent un développement en cours.
Grayscale Investments et la Banque du Canada ont publié des analyses favorables sur Aave. Les rapports ont examiné son modèle de prêt décentralisé et sa structure opérationnelle. D’après les deux institutions, le protocole présente des alternatives viables à la banque traditionnelle, malgré des risques et des défis de gouvernance qui persistent.
Selon Zach Pandl, Aave pourrait évoluer vers une plateforme financière largement reconnue. Il l’a décrite comme un marché décentralisé qui fonctionne sans intermédiaires humains. Cette structure permet aux utilisateurs de prêter et d’emprunter des actifs directement sur des réseaux blockchain.
Pendant ce temps, la Banque du Canada a mené sa première étude détaillée d’un protocole de prêt DeFi. Les chercheurs Jonathan Chiu et Furkan Danisman ont analysé des données au niveau des transactions. Leurs résultats ont montré que Aave conserve des marges nettes d’intérêt plus faibles que les grandes banques.
Fait notable, l’étude a lié ces marges à la réduction des coûts opérationnels. Les banques traditionnelles doivent couvrir les salaires, les infrastructures et la conformité. En revanche, Aave fonctionne en continu avec des frais généraux minimes.
Le token d’Aave a progressé après la publication des rapports, atteignant environ $96.5 avant de se stabiliser près de $93.4. Toutefois, le token a subi une pression tout au long de 2026. Des problèmes de gouvernance antérieurs ont entraîné des sorties de BGD Labs et de Aave Chan Initiative.
Malgré cela, Grayscale a maintenu une position positive pendant plus d’un an. En octobre 2024, elle a lancé le Aave Trust. Rayhaneh Sharif-Askary a déclaré que le protocole pourrait remodeler la finance traditionnelle.
En outre, Grayscale a déposé en février 2026 une demande pour convertir le trust en spot ETF. La cotation proposée vise NYSE Arca, sous réserve d’approbation réglementaire.
L’étude de la Banque du Canada a également mis en évidence des risques. Elle a constaté que 2% des utilisateurs étaient à l’origine de transactions spéculatives à haut risque avec effet de levier. Ces positions déclenchent souvent de grandes vagues de liquidations lors des tensions sur le marché.
Le rapport a montré que WETH, USDT et USDC génèrent environ 83% des revenus d’Aave. Il a également noté que les emprunteurs peuvent perdre de 10% à 30% de la garantie lors des liquidations. De plus, les dix plus grands événements de liquidation représentaient plus de 80% du volume total.
Cependant, les chercheurs ont indiqué que la technologie de base reste saine sur le plan opérationnel. Ils ont souligné qu’une gouvernance améliorée pourrait traiter les risques systémiques.
Fait notable, l’étude s’est concentrée sur Aave V3 plutôt que sur la version V4 plus récente. Aave a lancé V4 sur Ethereum le 30 mars 2026. Cette mise à niveau est devenue centrale dans les discussions de gouvernance en cours au sein du protocole.