L'armée américaine s'inspire du modèle de « navigation grise » de l'Iran, et aurait déjà transféré près de 90 millions de barils de pétrole brut du Golfe

robot
Création du résumé en cours

BlockBeats Infos, le 17 juin, selon une enquête de Reuters, sous l'effet de la tension dans le détroit d'Hormuz et du blocus iranien, l'armée américaine aurait mis en place un réseau de transfert de pétrole brut par navires de manière non conventionnelle (STS) afin de maintenir le fonctionnement des voies d'exportation d'énergie dans la région du Golfe.

L'article cite plusieurs sources proches du dossier indiquant que cette opération a été lancée début mai 2026, impliquant au moins 116 pétroliers, avec un transfert cumulé d'environ 90 millions de barils de pétrole brut et de produits pétroliers, principalement dans la zone située au large de Fouchéira aux Émirats arabes unis et près du port de Sur dans le sultanat d'Oman.

Des images satellites montrent que ces dernières semaines, des pétroliers se sont concentrés pour transférer du pétrole, avec par moments plus de dix groupes de navires en opération simultanée. Selon des sources proches du dossier, ces navires désactivent leurs transpondeurs AIS et réduisent leur signal visible lorsqu'ils entrent dans des zones sensibles pour éviter d'être suivis, ce qui est très similaire aux méthodes d'évasion des sanctions utilisées de longue date par l'Iran.

L'article indique que ce système dépend d'une coordination et d'un soutien en surveillance par les États-Unis, comprenant des drones, des hélicoptères et des ressources de surveillance maritime, mais il n'a pas été confirmé que l'armée américaine participe directement aux opérations de chargement et de déchargement. Le ministère de la Défense américain a répondu que les forces du Commandement central ne participaient pas aux opérations de transfert STS en mer.

Par ailleurs, pendant le fonctionnement de ce réseau de transport, la situation sécuritaire dans le Golfe est restée tendue, avec des attaques armées non identifiées contre des pétroliers dans le golfe d'Oman, et certaines zones ont connu un pic d'activité de pétroliers.

Les analystes estiment que cette méthode de transport d'énergie, reposant sur des transferts temporaires et une coordination discrète, présente des caractéristiques de « navigation grise », avec une efficacité inférieure à celle du passage normal par le détroit, mais qu'elle constitue une alternative pour maintenir le flux mondial de pétrole brut dans un contexte de conflit géopolitique.

Reuters estime que l'ampleur de ce système reste nettement inférieure au volume quotidien d'environ 20 millions de barils de passage avant la crise dans le détroit d'Hormuz, et qu'il est davantage considéré comme un mécanisme de secours d'urgence plutôt qu'une solution à long terme.

Voir l'original
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
  • Récompense
  • Commentaire
  • Reposter
  • Partager
Commentaire
Ajouter un commentaire
Ajouter un commentaire
Aucun commentaire
  • Épinglé