Trump menace à nouveau l'Iran alors que les attaques du Hezbollah mettent en péril l'accord de cessez-le-feu

Le président Donald Trump a menacé d’attaquer à nouveau l’Iran dimanche, à moins que Téhéran ne contrôle le Hezbollah et d’autres forces proxy au Liban, seulement quatre jours après la signature d’un accord de cessez-le-feu destiné à mettre fin à la guerre Iran 2026.

  • Points clés :
    • Trump a averti l’Iran le 21 juin de cesser les proxies du Hezbollah au Liban ou de faire face à des frappes américaines plus sévères.
    • Des frappes israéliennes ont tué 18 personnes au Liban le 19 juin, le coup le plus meurtrier depuis le début de l’accord le 17 juin.
    • Des délégations américaines et iraniennes se rencontrent cette semaine en Suisse pour des négociations de 60 jours sur un accord final.

Trump a lancé l’avertissement dans un message sur Truth Social à 9h30, heure de l’Est. « L’Iran doit immédiatement arrêter leurs PROXIES très bien payés au Liban de causer des problèmes. S’ils ne le font pas, nous frapperons l’Iran très durement à nouveau, comme la semaine dernière, mais en plus fort !!! » indique le message, signé « Président DONALD J. TRUMP. »

Le message intervient alors que le cessez-le-feu qu’il a négocié montre de nouvelles fissures. Trump et le président iranien Masoud Pezeshkian ont signé un mémorandum de compréhension en 14 points le 17 juin à Versailles, en France, pendant que Trump assistait au sommet du G7. Le Premier ministre pakistanais, qui a medié les négociations, a également signé. L’accord prévoit une période de 60 jours pour négocier un accord final concernant le programme nucléaire iranien, la levée des sanctions et le conflit régional plus large.

La première clause du mémorandum prévoit la « cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban. » Mais Israël et le Hezbollah ne l’ont jamais signé.

Les forces israéliennes ont frappé des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban dans la nuit de jeudi à vendredi, avec des responsables libanais rapportant au moins 18 civils tués. Il s’agissait de l’incident le plus meurtrier depuis l’entrée en vigueur du mémorandum. L’armée israélienne a déclaré que ces frappes répondaient à des « violations répétées du cessez-le-feu. »

L’Iran a répondu en fermant le détroit d’Hormuz pour la deuxième fois en une semaine, citant la présence continue de troupes israéliennes au Liban comme une violation des termes de l’accord. La voie navigable transporte environ 20 % du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondial. Le Brent brut s’est négocié près de 78 dollars le baril samedi, en baisse par rapport à plus de 100 dollars lors du pic de la guerre, mais reste sensible aux perturbations du détroit d’Hormuz.

Trump a également publié samedi que les navires traverseraient le détroit sans frais pendant 60 jours « sauf si cela est imposé par et pour les États-Unis d’Amérique », si un accord final échoue.

Reprise des négociations en Suisse

Des négociations techniques entre délégations américaines et iraniennes ont commencé ce week-end au resort Bürgenstock en Suisse. Le vice-président JD Vance, l’envoyé spécial américain Steve Witkoff et le gendre de Trump Jared Kushner représentent Washington. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi et le président du Parlement Mohammad-Bagher Ghalibaf dirigent la délégation de Téhéran. Des responsables pakistanais et qataris jouent un rôle de médiateurs.

Les organisateurs ont ajouté une session d’urgence sur les combats au Liban à l’ordre du jour, reflétant à quel point la violence menace directement les négociations plus larges sur le nucléaire et les sanctions que le mémorandum était censé protéger.

Pourquoi c’est important

Le mémorandum a débloqué un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars pour l’Iran et a prévu une levée partielle des sanctions, mais les deux restent liés à une conformité vérifiée. La poursuite des combats au Liban donne aux critiques à Washington, y compris plusieurs sénateurs républicains, une occasion d’affirmer que l’accord favorise Téhéran. Cela met également à l’épreuve le contrôle que Trump exerce sur le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, dont les forces ont continué à opérer au Liban malgré le langage du cessez-le-feu.

Pour l’instant, le compte à rebours de 60 jours continue. La question de savoir si cela aboutira à un accord final sur le stock nucléaire et le programme de missiles de l’Iran, ou si un autre échec se produira, dépend en grande partie de la stabilité du Liban.

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