Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré le 22 (heure locale) que si l’Iran ne peut pas exporter de pétrole, personne dans la région ne pourra exporter de pétrole, en réponse directe aux menaces militaires du président américain Donald Trump. Trump avait menacé d’attaquer des installations électriques et des ponts à Téhéran si l’Iran attaque des navires traversant le détroit d’Hormuz. Des responsables iraniens ont publié des déclarations successives soulignant le contrôle de l’Iran sur le détroit d’Hormuz et promettant une riposte si les forces américaines attaquent l’infrastructure iranienne, tandis que l’armée américaine bloque actuellement les navires se rendant à destination de l’Iran et, à leur départ, à travers le détroit.
Le président du Parlement avertit que les exportations pétrolières régionales s’arrêteront
Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien chargé des négociations avec les États-Unis, a écrit le 22 sur son compte X (anciennement Twitter) que « si nous ne pouvons pas exporter de pétrole, personne dans cette région (Moyen-Orient) ne pourra exporter de pétrole ».
Il a ajouté que « si notre sécurité n’est pas garantie, aucune infrastructure ne sera en sécurité, et la sécurité du (détroit d’Hormuz) ne sera garantie que lorsque les forces américaines ne seront pas présentes », notant que « nous avons déclaré à plusieurs reprises que la situation dans le détroit ne reviendra pas à son état d’avant-guerre ».
L’armée américaine bloque actuellement les navires à destination de l’Iran et, au départ, en passant par le détroit d’Hormuz. La déclaration de Ghalibaf indique la volonté de bloquer aussi les exportations d’autres pays producteurs de pétrole.
Le ministre des Affaires étrangères promet une riposte décisive à l’agression
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a averti sur son compte X que « toute agression contre l’Iran fera face à une réponse ferme, forte et décisive ».
Il a déclaré que « notre ligne directrice en matière d’action de défense est claire : œil pour œil », ajoutant que « toute agression contre l’Iran, y compris contre notre infrastructure, fera face à une réponse ferme, forte et décisive ».
Araghchi a écrit que « toute partie qui participe à cette agression ou la soutient, d’une manière ou d’une autre, sera considérée comme une cible légitime ».
Les commandements militaires menacent de frapper l’infrastructure régionale
Le commandement central de Khatam al-Anbiya, qui dirige les forces militaires unifiées de l’Iran, a déclaré que « le détroit d’Hormuz reste fermé, et si un navire passe par ce détroit, il doit utiliser uniquement les routes désignées et naviguer selon les procédures annoncées précédemment ».
Le commandement a indiqué que « si les menaces américaines se transforment en action réelle, les forces iraniennes n’autoriseront pas une seule goutte de pétrole à être exportée, et le pétrole, le gaz, l’électricité et les infrastructures économiques dans la région deviendront des cibles d’attaque », avertissant que « les menaces répétées du criminel US et de ses forces terroristes rebelles n’apporteront rien d’autre que l’extension de la guerre dans la région et au-delà ».
Le commandant de la force aérospatiale de l’IRGC, Seyed Majid Mousavi, a averti le 22 que « si nos ponts et nos centrales électriques sont attaqués, une interruption de l’alimentation électrique dans les pays des alliés des “enfants tueurs” et les pays qui les accueillent est certaine ».
Le porte-parole de la marine de l’IRGC (brigadier-général) Hossein Mohebi a déclaré aux compagnies maritimes que « la voie minée au sud du détroit d’Hormuz est un chemin vers la destruction de vos actifs », les exhortant à ne pas se laisser tromper par les États-Unis.
FAQ
Que le président du Parlement iranien Ghalibaf a-t-il déclaré le 22 au sujet des exportations de pétrole ?
Mohammad Bagher Ghalibaf a déclaré sur son compte X le 22 (heure locale) que si l’Iran ne peut pas exporter de pétrole, personne dans la région ne pourra exporter de pétrole, et que la sécurité du détroit d’Hormuz ne sera garantie que lorsque les forces américaines ne seront pas présentes.
Comment le ministre iranien des Affaires étrangères Araghchi a-t-il répondu aux menaces américaines ?
Abbas Araghchi a averti sur son compte X que toute agression contre l’Iran, y compris contre l’infrastructure iranienne, fera face à une réponse ferme, forte et décisive, et que toute partie participant à cette agression ou la soutenant sera considérée comme une cible légitime.
Que les commandements militaires iraniens ont-ils annoncé au sujet du détroit d’Hormuz ?
Le commandement central de Khatam al-Anbiya a déclaré que le détroit d’Hormuz reste fermé et que les navires doivent n’emprunter que les routes désignées, avertissant que si les menaces américaines se transforment en action, les forces iraniennes n’autoriseront aucune exportation de pétrole et que les infrastructures régionales deviendront des cibles d’attaque.