Le Kenya réduit l’échappatoire des jeux de hasard crypto-hors‑côtes dans le projet de loi sur la finance 2026

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Le secrétaire du cabinet du Trésor, John Mbadi, a déposé au Parlement le projet de loi de finances 2026 du Kenya, introduisant des obligations annuelles de déclaration pour les prestataires de services d’actifs virtuels, ainsi que la réintroduction d’une taxe de retenue à la source de 20% sur les gains de jeux d’argent, tout en fermant, dans un seul texte de loi, les deux voies de la migration standard crypto-hors offshore pour les joueurs concernés.

  • Points clés :
    • Le CS du Trésor John Mbadi a déposé le projet de loi de finances 2026 au Parlement le 30 avril 2026, visant 120 milliards KSh.
    • Les VASPs doivent déposer des déclarations annuelles auprès de la KRA en vertu de l’amendement à la loi sur les procédures fiscales après la section 6B.
    • Le projet de loi réintroduit une taxe de retenue à la source de 20% sur les gains de jeux d’argent, inversant une suppression antérieure.

Deux voies de réforme dans un seul véhicule : détournement crypto-hors offshore plus étroit pour les joueurs kényans de jeux d’argent

Le secrétaire du cabinet du Trésor du Kenya, John Mbadi, a inscrit le projet de loi de finances 2026 au Parlement le vendredi 30 avril, proposant des amendements étendus au cadre fiscal du pays. Le projet de loi est entré dans sa phase de participation publique le lundi 11 mai, lorsque l’Assemblée nationale a invité officiellement des soumissions écrites et orales sur les amendements proposés, avant examen par la commission départementale des finances et de la planification nationale.

Les dispositions du projet de loi portant sur des obligations annuelles de déclaration pour les prestataires de services d’actifs virtuels (VASPs) opérant au Kenya, ainsi que la remise en place d’une taxe de retenue à la source antérieure de 20% sur les gains de jeux d’argent, suscitent un intérêt majeur chez les acteurs des secteurs de la cryptomonnaie et du iGaming.

Dans le cadre d’amendements proposés à la loi sur les procédures fiscales, les VASPs qui faciliteraient des transactions d’échange, fourniraient des plateformes de trading pour le compte de clients, ou agiraient comme contreparties ou intermédiaires seraient tenus de déposer des déclarations annuelles d’information auprès de la Kenya Revenue Authority (KRA). Une disposition distincte autorise le Kenya à conclure des accords internationaux pour l’échange automatique d’informations fiscales relatives aux actifs virtuels avec des juridictions partenaires, ouvrant la voie à un partage transfrontalier de données destiné à lutter contre l’évasion fiscale offshore via des plateformes de cryptomonnaie.

Côté jeux d’argent, le projet de loi réintroduit la taxe de retenue à la source de 20% sur les gains versés par les opérateurs titulaires d’une licence en vertu de la Gambling Control Act, 2025, inversant la suppression de la même redevance opérée par la Finance Act 2025. Le cadre proposé applique une retenue de 20% sur les gains en plus de la retenue existante de 5% sur les retraits, applicable aux résidents comme aux non-résidents. Le projet de loi élargit également la définition de « montant déposé » à des fins de taxe d’accise pour couvrir les jetons, jetons (tokens), crédits et tout équivalent en espèces transféré pour les jeux d’argent, capturant toutes les formes de valeur utilisées sur les plateformes de paris, quelle que soit la structure de leur compte. La taxe d’accise sur les téléphones mobiles passerait de 10% à 25%, payable au moment de l’activation du réseau mobile plutôt qu’à l’importation.

Le cadre de déclaration des VASPs reflète l’engagement du Kenya de mettre en œuvre le Crypto-Asset Reporting Framework (CARF) de l’OCDE. Le Kenya se trouve au deuxième rang des juridictions engagées à lancer des échanges transfrontaliers d’informations fiscales au titre du CARF en 2028 ou 2029, aux côtés de l’Australie, Hong Kong, Singapour, la Suisse et d’autres. Le pays n’a pas encore signé l’accord multilatéral d’autorités compétentes du CARF qui formalise les relations de partage d’informations entre les administrations fiscales participantes, mais le projet de loi proposé constitue l’étape de mise en œuvre en droit interne qui précède généralement une telle signature.

La Kenya Revenue Authority vise 2,985 billions KSh de recettes fiscales pour l’exercice fiscal débutant en juillet 2026. Le texte du projet de loi indique actuellement le 1er juillet de l’année prochaine comme date d’entrée en vigueur, que des analystes juridiques de Cliffe Dekker Hofmeyr – un important cabinet d’avocats axé sur l’Afrique disposant d’une pratique active de fiscalité au Kenya – ont signalée comme erronée et censée être modifiée au 1er juillet 2026, avec certaines exigences de déclaration numérique programmées pour le 1er janvier 2027. En renforçant la déclaration des jeux d’argent réglementés et de la cryptographie dans le même véhicule législatif, le Kenya resserre la voie classique « contrôle du régulateur → migration crypto-hors offshore » pour les secteurs concernés.

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