Singapour exploite environ 250 kilomètres de rail sur six lignes de MRT, transportant plus de 3 millions de passagers chaque jour dans une cité-État de 6 millions d’habitants, tandis que Manille Métropolitaine compte environ 60 kilomètres de rail urbain sur trois lignes, desservant plus du double de la population de Singapour. Le contraste s’explique par l’approche de planification continue de Singapour depuis son plan conceptuel de 1971 et son engagement de 1982 en faveur des infrastructures ferroviaires, contre le développement fragmenté de Manille Métropolitaine, où trois lignes de rail ont été construites sous différentes administrations, avec des technologies différentes. Manille Métropolitaine a ouvert la LRT-1 en 1984, comme le premier système de light rail en Asie du Sud-Est, trois ans avant que le MRT de Singapour ne transporte son premier passager en 1987, mais Singapour a depuis élargi son réseau, avec des plans visant environ 460 kilomètres d’ici 2040. L’Agence japonaise de coopération internationale estime que les coûts de congestion de Manille Métropolitaine s’élèvent à environ 3,5 milliards de pesos par jour, avec une hausse potentielle à 5,4 milliards de pesos par jour d’ici 2035. Le succès de Singapour vient de la création en 1995 de l’Autorité des transports terrestres pour intégrer tous les modes de transport, tandis que Manille Métropolitaine dispose d’agences se chevauchant — dont le département des transports, la Land Transportation Franchising and Regulatory Board, la Metropolitan Manila Development Authority et les administrations locales — qui contrôlent chacune des éléments distincts sans coordination unifiée.
Singapour a établi en 1971 un cadre de planification intégré
Singapour a identifié la nécessité d’un axe ferroviaire dans son plan conceptuel de 1971 et s’est engagée en 1982 en faveur de ce qui était alors son plus grand projet public. L’Autorité des transports terrestres, créée en 1995, a planifié routes, rails et bus comme un système intégré. Les bus servent de rabattement vers les trains plutôt que de concurrencer ces derniers : leurs lignes sont planifiées et financées par l’État, tandis que des opérateurs privés les exploitent sous contrat. Les tarifs sont intégrés afin que les trajets combinant bus et train ne subissent pas de pénalités de correspondance. Singapour a mis en place des coûts élevés de possession de véhicules via des certificats d’accès pouvant dépasser le prix d’une voiture, orientant ainsi les navetteurs vers les transports publics. Deux lignes de rail supplémentaires sont en construction, le réseau devant atteindre environ 460 kilomètres d’ici 2040.
Manille Métropolitaine a construit trois lignes de rail distinctes sous des administrations différentes
Les trois lignes de rail de Manille Métropolitaine ont été construites sous des administrations, des contrats et des technologies différents. La LRT-1 a ouvert en 1984 comme le premier système de light rail en Asie du Sud-Est, trois ans avant que le MRT de Singapour ne commence ses opérations en 1987. Les lignes se connectent à peine entre elles. Plusieurs agences aux mandats qui se chevauchent — le département des transports, la Land Transportation Franchising and Regulatory Board, la Metropolitan Manila Development Authority et les gouvernements locaux — détiennent chacune des parts du pouvoir de planification des transports sans coordination unifiée. La construction de routes et de voies surélevées a principalement bénéficié aux environ 1 ménage sur 10 aux Philippines qui possèdent des voitures.
Projets de métro de Manille Métropolitaine et de MRT-7 en cours de construction
Le métro de Manille Métropolitaine, le MRT-7 et le Railway de banlieue Nord-Sud sont en construction, et l’extension de la LRT-1 atteint déjà Parañaque. Le MRT-7, le long de Commonwealth Avenue près de UP Diliman, a percé en 2016 et pourrait ouvrir partiellement en 2027. Des problèmes de droit de passage ont freiné les phases ultérieures de l’extension de la LRT-1. L’EDSA Busway, créé pendant la pandémie, transporte désormais des centaines de milliers de passagers par jour grâce à des voies dédiées, des contrats de service et des itinéraires planifiés par le gouvernement. Le projet Cebu Bus Rapid Transit a connu des retards répétés, ainsi qu’une série de restructurations et de reports de délais.
L’Autorité des transports terrestres coordonne le système multimodal de Singapour depuis 1995
L’Autorité des transports terrestres de Singapour, créée en 1995, dispose du mandat et du budget pour planifier l’ensemble des modes de transport comme un système intégré. L’agence prévoit des lignes de bus comme rabattement vers les gares ferroviaires, l’État payant les itinéraires et engageant des opérateurs privés pour les exploiter. Cette structure institutionnelle fonctionne indépendamment des cycles électoraux. La Metropolitan Manila Development Authority de Manille Métropolitaine, elle aussi fondée en 1995, a été conçue comme un organe de coordination plutôt que comme une autorité des transports intégrée, avec un pouvoir de planification unifié sur l’ensemble des modes.
FAQ
En quoi le réseau ferroviaire de Singapour se compare-t-il à celui de Manille Métropolitaine en termes de taille ?
Singapour exploite environ 250 kilomètres de rail sur six lignes de MRT, tandis que Manille Métropolitaine compte environ 60 kilomètres de rail urbain sur trois lignes, malgré le fait que Manille Métropolitaine ait plus du double de la population de Singapour, soit 6 millions d’habitants.
Quand Manille Métropolitaine et Singapour ont-elles ouvert leurs premiers systèmes ferroviaires ?
Manille Métropolitaine a ouvert la LRT-1 en 1984 comme le premier système de light rail en Asie du Sud-Est, trois ans avant que le MRT de Singapour n’ait transporté son premier passager en 1987.
Quel est le coût quotidien estimé de la congestion à Manille Métropolitaine ?
L’Agence japonaise de coopération internationale estime que la congestion coûte environ 3,5 milliards de pesos par jour à Manille Métropolitaine, des projections indiquant que cela pourrait atteindre 5,4 milliards de pesos par jour d’ici 2035.