D’après des données de PitchBook publiées le 27 juillet, les fonds de rachat américains comptant 10 ans ou plus depuis leur création détenaient un niveau record de 348,5 milliards de dollars de valeur nette d’actifs (VNA) à la fin de 2025, porté par des cessions différées dans un contexte de hausse des taux d’intérêt et de compression des valorisations. L’accumulation d’actifs vieillissants et non cédés reflète la durée des difficultés à céder des participations, ainsi que le recours accru aux fonds de continuation — des véhicules qui prolongent les périodes de détention tout en offrant aux LP la possibilité d’un retour partiel en liquidités.
Les priorités d’évaluation des LP évoluent, passant du taux de rendement interne (TRI/IRR) vers des indicateurs plus concrets de distribution de liquidités. Des données de McKinsey montrent que les fonds de rachat ont généré environ 7% en 2025, derrière les progressions de 18% du S&P 500 et de 22% du MSCI World. En réponse, des investisseurs institutionnels, dont le National Pension Service (NPS) sud-coréen, mettent l’accent sur des distributions effectivement réalisées et sur les ratios Distributed to Paid-In (DPI) plutôt que sur les valorisations « papier » pour évaluer la performance des gestionnaires de fonds.