L’administration Trump pousse Meta Platforms à soumettre volontairement ses modèles d’intelligence artificielle à une évaluation fédérale, alors que des responsables de la sécurité nationale intensifient leur contrôle sur le secteur technologique. Des responsables américains ont adressé cette demande via des emails confidentiels au géant des réseaux sociaux, en cherchant à accéder à ses systèmes pour évaluer leurs capacités et repérer d’éventuelles vulnérabilités techniques, selon un article exclusif publié mardi par le New York Times. Cette démarche marque le dernier effort de l’administration pour encadrer des systèmes numériques avancés avant qu’ils ne soient largement diffusés, afin de s’assurer qu’ils ne présentent pas de risques pour les infrastructures critiques ou la sécurité nationale.
Meta reste le seul grand développeur américain d’IA sans accord de revue fédérale
Citant quatre personnes au fait de la demande confidentielle, le New York Times rapporte que Meta est le seul principal développeur américain d’une intelligence artificielle avancée n’ayant pas encore conclu d’accord pour partager volontairement ses modèles avec le gouvernement fédéral. D’autres acteurs de premier plan du secteur — dont OpenAI, Anthropic, Google, xAI et Microsoft — ont tous conclu des accords pour soumettre leur technologie à un groupe de contrôle fédéral connu sous le nom de Center for AI Standards and Innovation. Le gouvernement utilise ces revues pour tester les modèles face à des risques élevés pour la sécurité, comme la possibilité d’exploiter un logiciel critique ou de contribuer à des cyberattaques, avant un déploiement commercial.
« Nous partageons l’objectif de l’administration de faire progresser le leadership américain en matière d’IA “frontière” robuste et sécurisée », a déclaré Francis Brennan, porte-parole de Meta, dans un communiqué mardi. « Même si nous travaillons sur les détails, nous espérons signer l’accord rapidement. »
Le décret exécutif de Trump impose une période de 30 jours de revue fédérale de l’IA
La pression exercée sur la société mère de Facebook et Instagram intervient dans un contexte de resserrement réglementaire plus large contre l’industrie de l’intelligence artificielle, en pleine évolution rapide. Plus tôt ce mois-ci, le président Donald Trump a signé un décret exécutif attribuant au gouvernement fédéral la responsabilité d’examiner les systèmes d’IA avancés. Le décret impose aux entreprises technologiques d’offrir jusqu’à 30 jours aux responsables fédéraux pour évaluer des modèles d’IA de pointe avant leur diffusion publique. L’administration a fixé une date limite à la fin du mois de juillet pour mettre en place son processus formel de revue.
Anthropic contraint de limiter l’accès au tout dernier modèle d’IA
Les inquiétudes fédérales concernant la vitesse du développement de l’IA ont été mises en avant il y a moins de deux semaines, lorsque le gouvernement a ordonné au développeur technologique Anthropic de restreindre l’accès à son tout dernier modèle, en invoquant des préoccupations immédiates en matière de sécurité nationale. Cette directive à Anthropic illustre la volonté de l’administration d’imposer des restrictions aux sorties d’IA lorsque des risques pour la sécurité sont identifiés.
FAQ
Que l’administration Trump a-t-elle demandé à Meta au sujet des modèles d’IA ?
Des responsables américains ont contacté Meta via des emails confidentiels afin de demander l’accès à ses systèmes d’intelligence artificielle pour évaluer ses capacités et identifier d’éventuelles vulnérabilités techniques, selon un article publié mardi par le New York Times.
Quels grands développeurs d’IA américains ont des accords de revue fédérale ?
OpenAI, Anthropic, Google, xAI et Microsoft ont tous conclu des accords pour soumettre leur technologie à une revue par le Center for AI Standards and Innovation. Meta est le seul principal développeur américain d’une intelligence artificielle avancée n’ayant pas conclu un accord de ce type.
Que exige le décret exécutif de Trump pour les sorties de modèles d’IA ?
Le décret exécutif signé plus tôt ce mois-ci impose aux entreprises technologiques d’offrir jusqu’à 30 jours aux responsables fédéraux pour évaluer des modèles d’IA de pointe avant leur diffusion publique, avec une date limite à la fin du mois de juillet pour mettre en place le processus formel de revue.