StreamElements cherche un acheteur pour éviter l’effondrement

CryptoFrontier

StreamElements, une startup israélienne d’outils pour créateurs qui fournit des plateformes de monétisation et de production aux créateurs de livestreams, a annoncé être en discussions avancées avec des acheteurs potentiels alors qu’elle tente d’éviter un éventuel effondrement, selon des déclarations faites sur X (anciennement Twitter). La société a indiqué que les échanges sont encourageants et prévoit de partager des mises à jour prochainement, après plusieurs vagues de licenciements ces dernières années.

Historique de l’entreprise et de son financement

StreamElements a été fondée en 2017 par Or Perry, Doron Nir, Gil Hirsch et Reem Sherman. La société a levé 100 millions de dollars en 2021 auprès d’investisseurs, dont SoftBank Vision Fund 2 et PayPal, portant son financement total à environ 111 millions de dollars.

Défis récents et licenciements

La recherche d’un acheteur a commencé après au moins trois cycles de licenciements, dont une coupe importante de plus de 35 % ayant supprimé 60 des 160 postes de la société.

Tendance plus large parmi les startups israéliennes soutenues par SoftBank

StreamElements s’inscrit dans une tendance plus vaste touchant des entreprises israéliennes soutenues par SoftBank confrontées à de graves difficultés financières. D’autres sociétés israéliennes appuyées par SoftBank ont procédé à des coupes comparables, notamment Cybereason, une entreprise de cybersécurité, et RapidAPI, un marché d’interfaces de programmation applicative (API). Cybereason a traversé une crise similaire et a perdu environ 90 % de sa valeur pendant la même période de repli plus générale du marché.

Dynamique des startups « default dead »

StreamElements illustre ce que des observateurs de l’industrie appellent une startup « default dead » : une entreprise dont la trésorerie peut être épuisée avant d’atteindre la rentabilité, sauf si elle lève un financement supplémentaire ou met en œuvre des changements opérationnels significatifs. Les investisseurs et les conseillers de startups recommandent généralement de conserver une trésorerie couvrant 12 à 18 mois de « cash runway » (le temps pendant lequel une entreprise peut fonctionner avant que les fonds ne soient épuisés). Moins de 6 mois de « runway » est largement considéré comme une zone de danger.

La situation met en évidence un problème structurel pour les startups financées par du capital-risque : les investisseurs poussent souvent les équipes à dépenser de manière agressive pour la croissance, une approche qui peut se défaire rapidement lorsque les marchés évoluent ou que les objectifs de vente ne sont pas atteints. Une vente forcée devient fréquemment la dernière option lorsque la trésorerie diminue et que les alternatives s’amenuisent. D’après des données sectorielles, manquer d’argent est la deuxième cause la plus fréquente d’échec des startups.

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