Michelle Bond, l’épouse de l’ancien dirigeant de FTX Ryan Salame, sera jugée pour des charges liées au financement de campagnes après que le juge de district américain George Daniels a rejeté sa requête en annulation de la procédure. Le juge a estimé que les procureurs n’avaient jamais promis l’immunité à Bond en échange du plaidoyer de culpabilité de Salame, indiquant qu’il n’y avait « aucune ambiguïté » dans l’accord de plaidoyer. L’affaire découle de la campagne 2022 de Bond, infructueuse, pour obtenir un siège à la Chambre des représentants des États-Unis, au cours de laquelle les procureurs affirment qu’elle a reçu environ 400 000 dollars via un accord de conseil avec FTX et qu’elle a utilisé ces fonds pour soutenir sa campagne au Congrès.
Le juge de district américain George Daniels a jugé que les procureurs n’avaient jamais promis à Bond l’immunité en échange du plaidoyer de culpabilité de Salame. Dans sa décision, Daniels a déclaré qu’il « n’y avait pas d’ambiguïté » dans l’accord de plaidoyer de Salame et que toutes les parties concernées comprenaient que le gouvernement n’avait pas accepté de protéger Bond contre des poursuites. Le juge a expliqué que les éléments présentés pendant les audiences montraient que ni Bond ni son équipe juridique n’avaient de base raisonnable pour croire à l’existence d’une telle promesse.
Bond a fait valoir que des procureurs avaient indiqué lors d’une réunion en 2023 que leur enquête concernant Salame serait clôturée s’il acceptait une offre de plaidoyer. Son équipe juridique a affirmé que cette déclaration impliquait que Bond ne ferait pas l’objet de poursuites. Toutefois, Daniels a rejeté cette interprétation, car le témoignage de l’avocat de Bond à l’époque a confirmé qu’elle ne voyait pas cette déclaration comme une promesse d’immunité au moment où elle a été faite.
Les procureurs fédéraux affirment que Salame a organisé un accord de conseil entre Bond et FTX, par lequel elle aurait reçu environ 400 000 dollars. Selon le gouvernement, ces fonds ont ensuite été utilisés pour soutenir sa campagne au Congrès.
Les procureurs allèguent en outre que Bond a reçu des centaines de milliers de dollars en transferts supplémentaires de la part de Salame pendant la période de campagne et a tenté de dissimuler la véritable source de l’argent. Les autorités affirment également qu’elle a fait de fausses déclarations à la fois à un comité du Congrès et à la Federal Election Commission concernant le financement.
Bond fait désormais face à quatre accusations criminelles, notamment une conspiration visant à effectuer des contributions politiques illégales, la réception et l’incitation à des contributions de prête-noms, l’acceptation de contributions de campagne excessives et l’acceptation de contributions corporatives illégales. Chaque chef d’accusation prévoit une peine maximale d’emprisonnement de cinq ans.
Que le juge George Daniels a-t-il décidé dans l’affaire de Michelle Bond ?
Le juge de district américain George Daniels a rejeté la requête de Bond visant à faire annuler des charges liées au financement de campagne. Le juge a estimé que les procureurs n’avaient jamais promis l’immunité à Bond en échange du plaidoyer de culpabilité de Ryan Salame, précisant qu’il n’y avait « aucune ambiguïté » dans l’accord de plaidoyer de Salame.
Quelles sont les allégations contre Michelle Bond ?
Les procureurs affirment que Bond a reçu environ 400 000 dollars via un accord de conseil avec FTX et qu’elle a utilisé ces fonds pour soutenir sa campagne 2022 au Congrès. Les autorités affirment également qu’elle a reçu des centaines de milliers de dollars en transferts supplémentaires de la part de Salame pendant la période de campagne et a tenté de dissimuler la véritable source de l’argent.
De quels chefs d’accusation Michelle Bond fait-elle l’objet ?
Bond fait face à quatre chefs d’accusation : conspiration visant à effectuer des contributions politiques illégales, réception et incitation à des contributions de prête-noms, acceptation de contributions de campagne excessives et acceptation de contributions corporatives illégales. Chaque chef d’accusation prévoit une peine maximale d’emprisonnement de cinq ans.
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